![]() La vie de l'association des anciens élèves de l'Ecole Supérieure de Fonderie et de Forge |
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Noyau boîte froide, Noyautage Technique
Européen. |
Noyautage Technique
Européen, |
par Gunnela Guerreiro-Afonso |
Fournisseur de noyautage à façon (Croning et boîte froide) pour les fondeurs, Noyautage Technique Européen (NTE) est une petite entreprise de dix personnes en plein essor dotée d'une longue expérience, grâce au savoir-faire de son directeur, Jean-Loup Gramond. Assisté de son épouse, Martine, il s'est construit une clientèle variée, dont la moitié se trouve aujourd'hui à l'étranger. Si 2006 s'est montrée satisfaisante, l'année 2007 promet de nouveaux challenges en termes d'investissements machines et de nouvelles productions stimulantes. Très développée en Italie ou en Espagne, le noyautage à façon ne dispose, en France, que de... trois fournisseurs! Situation paradoxale sachant que la demande pourrait s'avérer plus importante si l'offre se montrait à la hauteur. Il semble ainsi compliqué de sortir de ce cercle vicieux. NTE s'y consacre pourtant depuis sa création, en 2000, et s'impose au fil des ans auprès des fondeurs français et étrangers comme un fournisseur compétent et efficace. • Une longue expérienceTitulaire d'un BTS Fonderie, passé à Creil en 1976, Jean-Loup Gramond débute sa carrière chez Manoir Pitres, avant d'être recruté, en 1984, comme chef de fonderie chez AFAM Marquise (Groupe Fiévet), dans le Pas-de-Calais, une aciérie travaillant |
pour les secteurs de la
pétrochimie, du nucléaire et de l'armement. Trois ans plus tard, il rejoint le secteur Recherche
et développement de la société Ashland-Avébène. Pendant douze ans, il y jouit d'un statut
particulier puisqu'il assure également l'assistance technique, intervenant souvent en clientèle.
Il dépend alors directement de son directeur général, Daniel Corniau (l'un de ses maîtres en
fonderie, avec Roger Hubert, | • Des débuts laborieuxL'année suivante, M.
Gramond décide de racheter onze des machines du site de Vernon et recrute une partie de son
personnel. Il s'associe alors avec M. Biezanek pour donner naissance à NTE. L'un des premiers
clients est un voisin : Pacy Technologies (groupe Arche) qui, ne disposant pas d'atelier de
noyautage, affiche des besoins grandissants en la matière. NTE travaille alors également pour les
Ponts-de-Cé (groupe Valfond) ainsi qu'en sous-traitance pour Biezanek Noyautage. Après une
première année d'exercice bénéficiare, fin 2001, la jeune entreprise plonge dans le rouge : M.
Biezanek reprend une partie des outillages pour dépanner la société familiale. Les débuts sont
difficiles...
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![]() Dans le secteur de l'hydraulique, le procédé Croning est difficilement remplaçable. |
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![]() Jean-Loup Gramond : "L'offre se complète, s'étoffe et se diversifie inévitablement vers la boîte froide." | ![]() L'emballage et la logistique jouent un rôle primordial dans la prestation de NTE. |
| Progressivement, NTE refait
surface et poursuit l'automatisation des postes de noyautage. La superficie de l'atelier est portée
à 2000m2. Auparavant employé aux AFE et ancien responsable noyautage (120 personnes) à
de la Fonderie de Vernon, Clément Piedefer rejoint la société en janvier 2005 (l'équipe compte
aujourd'hui huit personnes, travaillant en 2*8). Le bilan est désormais positif et NTE enregistre
régulièrement de nouvelles commandes. Certaines productions démarrent même plus tôt que
prévu. L'entreprise de Bonnières-sur-Seine réalise des noyaux de toutes dimensions (essentiellement en Croning, jusqu'à 20 kg évidés et 1,20 mètres de long, principalement pour les secteurs de l'automobile (Renault Velsatys et Mégane, PSA, etc) des poids lourds, de l'hydraulique, du chauffage, ainsi | que des accessoires pour la sidérurgie. “Nous fabriquons également des prototypes pour les constructeurs automobiles", ajoute M. Gramond. La moitié de la production est exportée, notamment vers la Belgique (Magotteaux, etc), mais aussi vers l'Allemagne et le Luxembourg. • NTE promise à un bel avenirLe marché de la fonderie évoluant vers la production de pièces toujours plus techniques, NTE semble promise à un bel avenir. " Notre entreprise est encore jeune et nous poursuivons notre développement au quotidien. Les pièces que nous fabriquons aujourd'hui ne sont pas les mêmes qu'il y a cinq ans. Nous nous renouvelons en permanence : une | quinzaine de devis est actuellement en cours d'élaboration", précise-t-il. Depuis début 2007, certains investissements ont été débloqués, dans le procédé boîte froide notamment, qui bénéficie d'une forte demande, ainsi que dans de nouvelles machines. Un déménagement des ateliers dans le département de l'Eure est prévu dans les prochains mois. De belles opportunités à saisir, donc, pour les Gramond et leurs collaborateurs. • * Lire le portrait de Roger Hubert dans Sup'Fonderie n° 257, 4è trimestre 1997. Noyautage Technique Européen |